Environnement

FANNY SALMON À LA TÊTE DE LA REGEDEK : UNE NOUVELLE ÈRE S’OUVRE POUR LA GESTION DES DÉCHETS À KINSHASA

FANNY SALMON À LA TÊTE DE LA REGEDEK : UNE NOUVELLE ÈRE S’OUVRE POUR LA GESTION DES DÉCHETS À KINSHASA
KINSHASA, La Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK) change de direction. Par un arrêté provincial signé le 21 août 2026, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a procédé à la nomination d’une nouvelle équipe dirigeante appelée à piloter la gestion des déchets et l’assainissement dans la capitale congolaise. Selon les informations publiées sur cet arrêté, Fanny Aude Salmon est nommée directrice générale de la REGEDEK. Elle sera secondée par Gérard Jules Dieudonné Kabemba Muanana Lualaba, chargé des questions administratives et financières, et Olivier Diansonsa Ndolumingu, chargé des questions techniques et opérationnelles.

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Cette réorganisation intervient dans un contexte où Kinshasa fait face à d’importants défis en matière de collecte, d’évacuation, de traitement et de valorisation des déchets. L’arrêté abroge par ailleurs les dispositions de l’acte du 18 avril 2025 portant nomination de l’ancienne équipe dirigeante de la REGEDEK.

UNE EXPERTE DE LA DURABILITÉ AUX COMMANDES

La nomination de Fanny Salmon présente une particularité : la nouvelle directrice générale arrive à la tête de la REGEDEK avec une expérience professionnelle directement liée aux enjeux environnementaux et à l’assainissement.

Avant sa nomination, elle occupait le poste de directrice générale adjointe de C&S Expertise (Climate & Sustainability Expertise), une structure active dans les domaines de la durabilité, de l’environnement et de l’assainissement. Des sources publiques la présentent également comme l’une des figures associées à l’initiative « Assainir Kinshasa », consacrée à la recherche de solutions durables aux problèmes d’insalubrité dans la capitale.

Son parcours l’a notamment conduite à défendre une approche dépassant la simple évacuation des déchets. Lors d’activités consacrées à l’assainissement de Kinshasa en 2025, Fanny Salmon avait insisté sur la nécessité de considérer les déchets comme une ressource économique potentielle, tout en renforçant l’implication des communautés et la création d’emplois.

DE L’EXPERTISE PRIVÉE À LA GESTION PUBLIQUE

Cette nomination constitue donc un passage important du secteur privé et de l’expertise environnementale vers la gestion d’un service public stratégique.

À la tête de la REGEDEK, Fanny Salmon devra désormais traduire ses orientations en actions opérationnelles. Le défi sera notamment de contribuer à une meilleure organisation de la chaîne des déchets, depuis la pré-collecte et la collecte jusqu’au transport, au traitement et à la valorisation.

L’enjeu est également institutionnel. La réussite d’une politique d’assainissement ne dépend pas uniquement de la direction de la REGEDEK. Elle nécessite une coordination entre les autorités provinciales, les communes, les opérateurs privés, les associations, les communautés et les ménages.

LE VÉRITABLE TEST SERA SUR LE TERRAIN

La nouvelle direction arrive ainsi à un poste stratégique, mais dans un secteur particulièrement complexe. Les expériences et les compétences techniques constituent un atout, mais elles devront être accompagnées de moyens financiers, d’infrastructures adaptées, d’une gouvernance efficace et d’un mécanisme rigoureux de suivi des résultats.

L’enjeu pour Fanny Salmon sera donc de passer du discours sur l’assainissement durable à des résultats mesurables sur le terrain : amélioration de la collecte, réduction des dépôts sauvages, développement du tri et de la valorisation, professionnalisation des acteurs et amélioration du cadre de vie des Kinois.

Son expérience dans les questions de durabilité et son implication antérieure dans les réflexions sur l’assainissement de Kinshasa constituent un point de départ cohérent. Mais la performance de la nouvelle équipe sera, à terme, jugée sur sa capacité à transformer ces orientations en services réguliers, accessibles et efficaces pour la population.

Pour Kinshasa, le changement à la tête de la REGEDEK ouvre une nouvelle séquence. Reste désormais à savoir si cette nouvelle équipe parviendra à faire de la gestion des déchets non seulement une priorité d’assainissement, mais aussi un véritable levier environnemental, social et économique pour la capitale.

Serge GATA Green Impact Média 

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