ALIZÉ RÉINVENTE LE FOUFOU : DU MANIOC TRADITIONNEL À UNE FARINE DE HAUTE QUALITÉ
Promotrice de l’entreprise agroalimentaire Alizé, Madame Kany Mafuta présente sa structure comme une unité spécialisée dans la transformation du manioc en farine destinée à la préparation du foufou.
« Alizé est une structure de transformation de manioc en farine de manioc, c’est-à-dire en foufou. Mais au niveau du produit final, il s’agit d’une toute autre qualité : une farine de manioc de haute qualité », explique-t-elle.
UNE FARINE QUI SE DISTINGUE PAR SA QUALITÉSi le foufou fait depuis longtemps partie des habitudes alimentaires, Alizé veut se démarquer par la qualité de son produit fini. Pour sa promotrice, la principale valeur ajoutée réside notamment dans la couleur, la texture et la qualité générale de la farine.
« La valeur ajoutée d’Alizé, c’est au niveau de la qualité et de la couleur de cette farine de manioc », souligne Madame Kany.
Une différence qui, selon elle, ne se limite pas à l’apparence. Une fois préparé, le produit séduirait également des consommateurs qui, jusque-là, n’étaient pas particulièrement attirés par le foufou.
« Même ceux qui n’aiment pas le foufou, quand ils goûtent notre produit, ils deviennent fanatiques. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont eux », affirme-t-elle avec enthousiasme.
DU CHAMP À LA FARINE : UN PROCESSUS MAÎTRISÉDerrière cette qualité revendiquée se trouve un processus de transformation qui reprend certaines étapes traditionnelles tout en les adaptant aux exigences d’une production plus moderne et contrôlée.
Tout commence par la récolte du manioc, suivie de l’épluchage. Les racines sont ensuite râpées, donnant une matière comparable, dans son aspect, à du fromage râpé.
Mais contrairement à certaines pratiques traditionnelles où le manioc peut être trempé directement dans un cours d’eau, Alizé privilégie désormais des équipements dédiés.
« Aujourd’hui, le manioc n’est plus trempé dans un cours d’eau. Nous le mettons dans des bacs de rouissage, que nous pouvons appeler des “piscines” », explique la promotrice.
La matière râpée séjourne ainsi dans ces bacs pendant trois à quatre jours, avant d’être retirée pour subir une étape essentielle : le pressage.
Cette opération permet notamment de retirer l’amidon avant de passer au séchage. Une fois la matière suffisamment sèche, elle est acheminée vers l’étape finale de transformation : la mouture.
UNE CAPACITÉ DE PRODUCTION QUI ATTEINT 13,5 TONNESAprès le séchage, le produit est introduit dans un moulin afin d’obtenir la farine de manioc qui servira ensuite à la préparation du foufou.
Ce processus, allant de la récolte jusqu’à la mouture, permet à Alizé de transformer des volumes significatifs de manioc.
« Par production, nous sommes dans une fourchette de 10 à 13 tonnes et demie », précise Madame Kany.
Avec cette capacité, Alizé entend ainsi contribuer à la valorisation du manioc à travers sa transformation locale, tout en proposant aux consommateurs un produit qui se veut plus qualitatif et adapté aux exigences actuelles.
VALORISER LE MANIOC, MODERNISER LE FOUFOUÀ travers son approche, Alizé cherche finalement à faire évoluer l’image d’un produit profondément ancré dans les habitudes alimentaires. Le foufou reste le même dans son principe, mais sa fabrication évolue : les méthodes de transformation sont davantage structurées, les étapes sont mieux maîtrisées et la qualité du produit final devient un argument central.
De la racine de manioc récoltée dans les champs à la farine prête à être transformée en « boule nationale », Alizé mise donc sur une combinaison entre savoir-faire, modernisation du processus et exigence de qualité.
Une manière, pour cette entreprise agroalimentaire, de montrer que la transformation locale du manioc peut dépasser le cadre traditionnel et devenir une véritable activité industrielle, créatrice de valeur et tournée vers les attentes du consommateur.
Serge Gata, Green Impact Media
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