En République démocratique du Congo, cette richesse prend une dimension particulière. Au cœur du bassin du Congo, deuxième plus grande forêt tropicale du monde, vivent des espèces emblématiques comme le bonobo, l’okapi, le gorille et l’éléphant de forêt, aux côtés d’une multitude d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles, d’insectes, de champignons et d’espèces végétales encore insuffisamment étudiées.
FORÊTS TROPICALES : LE SANCTUAIRE VIVANT DE LA BIODIVERSITÉ MONDIALE
Mais cette extraordinaire diversité reste fragile. Déforestation, fragmentation des habitats, exploitation excessive des ressources, feux de forêt, braconnage et changement climatique exercent une pression croissante sur les écosystèmes tropicaux. La FAO considère d’ailleurs la déforestation comme le principal facteur de perte de biodiversité forestière.
Protéger les forêts tropicales ne signifie donc pas seulement sauver quelques espèces emblématiques. C’est préserver tout un réseau vivant, dans lequel arbres, animaux, insectes, microorganismes, sols, eau et communautés humaines sont interdépendants.
En RDC, la protection des forêts du bassin du Congo constitue ainsi un enjeu à la fois écologique, climatique et social. Les tourbières de la Cuvette centrale, intimement liées à ces paysages forestiers, stockent à elles seules environ 29 milliards de tonnes de carbone, soulignant davantage encore l’importance mondiale de cet écosystème.
La forêt tropicale n’est donc pas simplement un espace couvert d’arbres : c’est une infrastructure naturelle de la vie. La détruire, c’est affaiblir simultanément la biodiversité, le climat et les équilibres dont dépendent les sociétés humaines.
Rédaction Green Impact Média
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