MARCHÉ CARBONE EN RDC : LA BCC ET LE MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT PRÉPARENT UN REGISTRE NATIONAL SOUVERAIN
Au centre de cette rencontre : la mise en œuvre de la nouvelle législation carbone et la création d’un registre national souverain des crédits carbone. Selon les orientations présentées lors des échanges, la Banque Centrale du Congo est appelée à héberger cette infrastructure, à la demande du ministère de l’Environnement.
L’objectif affiché est de doter la RDC d’un mécanisme national permettant d’assurer une meilleure traçabilité des crédits carbone, de renforcer la transparence des transactions et de mieux contrôler leur circulation dans le cadre du marché national.
Cette réforme intervient dans un contexte où la RDC cherche à mieux convertir son potentiel écologique — notamment ses forêts et autres écosystèmes capables de séquestrer le carbone — en opportunités de financement climatique, tout en renforçant la maîtrise nationale des données et des opérations liées aux crédits carbone.
Pour le Gouverneur de la BCC, l'enjeu dépasse la seule mise en place d'un outil technique. Il s'agit également de renforcer la crédibilité du dispositif congolais auprès des acteurs et investisseurs du marché carbone international.
« Notre pays regorge d’immenses opportunités. Il s’agissait de mettre en place des réformes importantes aux standards internationaux pour crédibiliser notre processus de certification. L’aboutissement de ce travail sera un registre souverain logé à la Banque Centrale, permettant à la RDC de valoriser et monétiser pleinement ses crédits carbone », a déclaré André Wameso à l’issue de la rencontre.
À travers cette collaboration, le Ministère de l’Environnement et la Banque Centrale du Congo entendent ainsi poser les bases institutionnelles d’un marché carbone davantage structuré. Le registre envisagé devrait notamment permettre de suivre les crédits générés, leur certification et leurs opérations, avec l’ambition de limiter les risques de double comptabilisation et d’améliorer la transparence du système.
Pour la RDC, l’enjeu est également économique. La mise en place d’un dispositif national de suivi pourrait contribuer à mieux documenter la valeur des actifs carbone issus des écosystèmes du pays et à renforcer leur contribution au financement du développement et de l’action climatique.
La rencontre entre les deux institutions marque ainsi une étape supplémentaire dans la construction du marché carbone congolais. Reste désormais à traduire ces orientations en mécanismes opérationnels capables de garantir à la fois intégrité environnementale, transparence financière, traçabilité et souveraineté nationale.
Green Impact Média
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