Environnement

JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ENVIRONNEMENTALE : QUAND LA QUALITÉ DE NOTRE ENVIRONNEMENT DEVIENT UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT

JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ENVIRONNEMENTALE : QUAND LA QUALITÉ DE NOTRE ENVIRONNEMENT DEVIENT UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT
Ce 26 septembre, le monde célèbre la Journée mondiale de la santé environnementale, une initiative portée depuis 2011 par la Fédération internationale de la santé environnementale (IFEH). Elle ne constitue pas une Journée internationale officielle proclamée par l’ONU, mais bénéficie d’une portée internationale auprès des professionnels, institutions et organisations engagés dans la santé environnementale.

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Pour son édition 2026, la journée est placée sous le thème : « Environmental Health: Standing with Science to Protect Communities », soit « Santé environnementale : s’appuyer sur la science pour protéger les communautés ».

Derrière cette célébration se trouve une réalité difficile à ignorer : l’environnement dans lequel nous vivons peut contribuer à nous maintenir en bonne santé comme il peut nous rendre malades.

Près d’un décès sur quatre lié à des risques environnementaux

Les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé donnent la mesure du problème. Selon l’OMS, 13,7 millions de décès en 2016, soit 24 % de la mortalité mondiale, étaient attribuables à des risques environnementaux modifiables. Autrement dit, près d’un décès sur quatre était associé à des conditions environnementales susceptibles d’être améliorées.

La santé environnementale ne concerne donc pas uniquement les espaces verts ou la protection de la nature. Elle englobe notamment la qualité de l’air et de l’eau, l’assainissement, l’hygiène, la gestion des déchets, les produits chimiques, les rayonnements, les conditions de travail, mais également les effets sanitaires du changement climatique et de la dégradation des écosystèmes.

L’air que nous respirons reste un facteur majeur

La pollution atmosphérique constitue l’un des exemples les plus documentés de l’interaction entre environnement et santé.

L’OMS estime qu’en 2019, 99 % de la population mondiale vivait dans des endroits où les niveaux de qualité de l’air ne respectaient pas ses lignes directrices. La pollution de l’air extérieur était associée cette même année à environ 4,2 millions de décès prématurés dans le monde. Près de 89 % de ces décès concernaient des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Les principales conséquences concernent notamment les maladies cardiovasculaires et respiratoires, certains cancers et les infections respiratoires aiguës. À l’échelle mondiale, l’OMS estime par ailleurs que les effets combinés de la pollution de l’air extérieur et de la pollution de l’air domestique sont associés à environ 6,7 millions de décès prématurés par an.

Le changement climatique ajoute une nouvelle pression

À ces risques s’ajoute le changement climatique. Selon l’OMS, 3,6 milliards de personnes vivent déjà dans des zones fortement vulnérables au changement climatique. Entre 2030 et 2050, celui-ci pourrait provoquer environ 250 000 décès supplémentaires par an liés notamment à la sous-nutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress thermique.

Canicules, inondations, sécheresses, incendies, modification de la distribution des vecteurs de maladies et perturbation des systèmes alimentaires montrent ainsi que la crise environnementale est également une crise sanitaire.

Prévenir plutôt que réparer

La Journée mondiale de la santé environnementale rappelle surtout une évidence scientifique : une grande partie des risques sanitaires doit être combattue avant l’hôpital, en agissant sur les causes environnementales.

Une meilleure qualité de l’air, une eau sûre, un assainissement efficace, une gestion rigoureuse des déchets et des produits chimiques, des villes mieux aménagées et une adaptation aux changements climatiques constituent autant d’investissements dans la santé publique. L’OMS souligne d’ailleurs qu’un environnement sain pourrait prévenir près d’un quart de la charge mondiale de morbidité.

Pour les villes africaines confrontées à la croissance démographique, aux déchets, à la pollution atmosphérique, aux inondations et aux déficits d’assainissement, le message de cette édition 2026 est particulièrement concret : la protection de l’environnement ne relève pas uniquement de l’écologie ; elle relève aussi de la médecine préventive et de la protection des populations.

Et c’est précisément là que la science doit servir de boussole : mesurer les risques, documenter leurs conséquences et transformer les connaissances scientifiques en décisions capables de protéger effectivement les communautés.

Rédaction Green Impact Média 

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