GESTION DES DÉCHETS EN RDC : LA FÉDÉRATION DES ENTREPRISES VEUT FÉDÉRER LES PME AUTOUR D’UNE FILIÈRE PLUS STRUCTURÉE
Placée sous le thème « Construire un partenariat structuré entre l’autorité de régulation, les partenaires techniques et financiers et les PME pour la professionnalisation et le développement durable du secteur de la gestion des déchets en RDC », cette rencontre entend poser les bases d’une dynamique commune entre les différents intervenants de la filière.
Autour de la table figuraient notamment des représentants de la REGEDEK, des partenaires techniques et financiers, des PME et entreprises spécialisées dans la collecte et la valorisation des déchets, ainsi que plusieurs partenaires institutionnels.
Un premier cadre de concertationPour la Fédération, cette rencontre constitue avant tout une étape de rapprochement entre les différents acteurs. Il s’agit notamment de permettre aux PME de présenter leurs réalités, leurs difficultés et leurs besoins, mais également d’identifier des mécanismes d’accompagnement adaptés.
Interrogé par la rédaction de Green Impact Média, Lyno Impuli Malungu, haut représentant de la Fédération, a insisté sur le caractère inaugural de cette initiative.
« C’était juste une première prise de contact entre la Fédération et ses membres, mais aussi entre la Fédération et la REGEDEK. Nous avons également notre partenaire financier, Bisou Bisou, qui nous accompagne sur le volet technique et financier », a-t-il expliqué.
Au-delà de cette première rencontre, la Fédération entend désormais passer à une phase plus opérationnelle. Des termes de référence sont en cours d’élaboration afin de définir les prochaines étapes de collaboration entre les PME, la REGEDEK et les autres partenaires.
Les PME au cœur de la professionnalisationL’un des enjeux majeurs soulevés au cours de la rencontre concerne l’accompagnement des petites et moyennes entreprises qui interviennent dans la chaîne de gestion des déchets.
Accès au financement, renforcement des capacités, investissements, professionnalisation des services et amélioration de la collaboration avec l’autorité de régulation figurent parmi les préoccupations identifiées.
L’ambition affichée est de parvenir progressivement à une filière mieux organisée, capable de répondre aux défis liés à l’insalubrité, tout en créant des opportunités économiques autour de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets.
De la concertation à la sensibilisation sur le terrainLa Fédération ne compte toutefois pas limiter son action aux échanges entre institutions et entreprises. La prochaine étape annoncée devrait porter sur la sensibilisation directe des populations.
Selon Lyno Impuli Malungu, des campagnes de proximité sont envisagées dans les ménages, notamment à travers des opérations de sensibilisation porte-à-porte sur la gestion intégrée des déchets ménagers.
« Nous planifions la sensibilisation sur le terrain, dans les ménages, porte à porte, pour sensibiliser la population à la gestion intégrée des déchets ménagers », a-t-il indiqué.
Des campagnes médiatiques et des actions de sensibilisation dans les églises sont également envisagées. La Fédération souhaite ainsi mobiliser différents relais sociaux et communautaires pour encourager l’adoption de comportements plus responsables face aux déchets.
Une responsabilité collectiveÀ travers cette démarche, les promoteurs de la rencontre veulent élargir la question de la gestion des déchets au-delà des seules entreprises spécialisées.
Pour la Fédération, la problématique concerne à la fois les PME, les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, mais aussi l’ensemble des citoyens.
La rencontre du 26 septembre apparaît ainsi comme une première étape vers la construction d’un cadre permanent de dialogue. Reste désormais à transformer les engagements annoncés en actions concrètes, notamment en matière d’accompagnement des PME, de sensibilisation des ménages et de professionnalisation de la filière.
À Kinshasa comme dans d’autres centres urbains de la RDC, la gestion des déchets demeure en effet un défi qui nécessite une implication coordonnée des pouvoirs publics, des opérateurs privés et des communautés.
Serge GATA, Green Impact Média
Commentaires et likes
Aucun commentaire pour le moment.